Un cocktail energétique explosif ? Vodka de Chypre + braquage de l’UE

Et dire qu’en France on s’embête à mettre au point des taxes sur des taxes, et autre folklore local à base de TVA et de tranches d’imposition… un enrobage fin et subtile qui fait toute notre tradition française.

Faut le reconnaitre, sur ce coup l’UE et Chypre ont été honnêtes dans leur malhonnêteté : « Bonjour, ceux-ci est un Hold-Up« .

 

345405Chypre

Pas de blabla, on prélève l’argent directement là où il est. On économise du temps, de la paperasse et le peuple sait à quoi s’en tenir vis à vis des institutions bancaires et étatiques.

Au moment où j’écris ces lignes, une nouvelle négociation sur les taux confiscatoires est sur le feu :

3.5% pour un compte inférieure à 100K€

100K€ < 10% < 500K€

13% > 500K€

Et les 25% pour les intérêts générés sur les dépôts.

 

Faudrait pas énerver le riche Russe !

C’est un vilain orage qui s’abat sur les Russes fortunés et résidents (et non résidents!) de Chypre. Nul doute que la vodka va couler à flot ce soir pour oublier ce sale coup des buveurs de bière : les Allemands, pardon l’UE.

Mais faut pas énerver un Russe, car ces graphiques provenant de Zerohedge nous révèlent que 20% des importations énergétiques de l’UE (charbon, pétrole, gaz naturel) nous vient directement de Russie :

 

energy imports europe_0

 

Dans ce délire hallucinant, Gazpromia pourrait elle aussi jouer à un jeu le W.E prochain ! Allez, on augmente de 3.5% voir… 6.75%…9.9%…99% le prix de vente des énergies à destination de l’UE ? Faut pas arnaquer un oligarche Russe!

Enfin si un tel scénario devait arriver, c’est bien le consommateur de base domicilié en UE qui paierait la note finale. En d’autres termes, ce braquage visant les riches russes planqués à Chypre aurait pour effet de transférer la note finale chez nous ! Merci pour le cadeau (taxé!). Cependant, relativisons car les gros russes ont la majorité de leur argent investi directement sur les marchés : oat, bunds, actions,etc… la mesure prise par la Troika aura surtout de graves répercussions sur les petits épargnants.

Bilan : On teste une austérité maximale sur la Grèce et un haircut consistant sur Chypre. Si ça se passe sans trop de sang, on exporte le concept en Italie, en Espagne, au Portugal et en France (quoi que niveau haircut, nous sommes déjà bien servi).

 

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